A. Le programme officiel

Le programme a été publié au Bulletin Officiel de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du 16 mai 2013

La LCA (Lecture Critique d’Article) est définie par :

L’Unité d’Enseignement (UE) 12 : Formation générale à la recherche.

  • Cette formation, dispensée sous forme d’enseignements dirigés, porte sur la lecture critique d’articles scientifiques et a pour objectifs de :
    • Comprendre comment s’élabore une question scientifique
    • Apprendre à mener une recherche documentaire sur un sujet
    • Développer une analyse critique des données existantes
    • Comprendre comment s’élabore une hypothèse de travail
    • Comprendre les processus expérimentaux mis en œuvre
    • Savoir analyser les résultats présentés ainsi que leur discussion
    • Etre capable de restituer et de synthétiser le contenu scientifique.
  • Les articles scientifiques sont choisis dans tous les domaines de la recherche biomédicale. La préparation à la lecture critique d’articles implique un travail en petits groupes tutorés, avec présentation orale et discussion interactive.
  • Un stage de courte durée dans un laboratoire de recherche est souhaitable.
  • La validation de cette formation permet l’obtention d’ECTS.

On peut aussi retrouver des indications dans les compétences génériques à acquérir au cours du 2ème cycle :

Scientifique :

L’étudiant comprend que pendant toute sa vie professionnelle il devra remettre en question et chercher à réactualiser ses connaissances afin de garantir son domaine d’expertise. Il comprend l’intérêt de la démarche scientifique pour élaborer de nouveaux savoir. Il :

  • Situe la place de la recherche dans l’apport des connaissances nouvelles et dans l’évolution de la pratique professionnelle ;
  • Démontre sa connaissance des différents aspects de la recherche biomédicale ;
  • Explique les différents niveaux de preuve et les limites de ses connaissances scientifiques ;
  • Accède aux informations (gestion internet et anglais médical) et sait les évaluer de manière critique ;
  • Démontre sa capacité d’acquérir des concepts relatifs à la médecine factuelle et à les utiliser dans diverses situations cliniques ;
  • Participe à la formulation d’une problématique de recherche face à une situation non résolue et envisage les pistes susceptibles de résoudre cette problématique.

Je pense qu’on peut tous remercier le CNCI d’avoir été si précis !

En résumé, le programme est très vaste. Beaucoup de choses peuvent tomber.

B. L’épreuve

Les anciennes recommandations du CNCI et le Bulletin Officiel du 30 août 2001 précisaient que :

  • Aucun calcul nouveau ne peut être demandé.
  • Un commentaire de tableaux, figures ou calculs statistiques peut être demandé.
  • La forme de l’article peut être discutée […]
  • Il ne peut être posé de questions de mémorisation sur le sujet étudié ni de questions s’écartant de l’article
  • Les questions ne sont pas posées dans un langage de spécialistes. Elles doivent être comprises simplement par tout étudiant de deuxième cycle. […]
  • Si une définition pose problème, c’est‐à‐dire si elle peut faire l’objet de discussions, la définition retenue pour cette épreuve doit être précisée dans l’intitulé.

De son côté, le SIDES donne d’autres informations mais elles datent de 2013 :

  • 2 articles scientifiques
  • 30 questions
  • 2 articles en anglais à partir de 2017

Si on se réfère à l’arrêté du 20 juillet 2015, l’épreuve de LCA aura les caractéristiques suivantes :

  • 2 articles scientifiques d’une même valeur, d’une durée totale de 3 heures.
  • Le 1er article a une orientation clinique
  • Le 2ème article a une orientation physiopathologique
  • Chaque article comporte de 13 à 17 questions à choix multiple, qui sont posées de manière progressive à l’instar des épreuves du 1° du présent article.
  • La LCA compte pour 10% de la note finale

Quels types d’articles sont susceptibles de tomber ?

  • D’après l’arrêté du 20 juillet 2015, il devrait y avoir un article de physiopathologie. Difficile de dire s’ils vont vraiment le faire car les étudiants sont particulièrement mal préparés à ce type d’article dans les facultés de médecine. En tout cas, il n’y a pas eu d’article de physiopathologie en 2016.
  • D’après les anciennes recommandations du CNCI, il ne pouvait tomber qu’un article originale (observationnel ou expérimental), excluant les revues systématiques, la recherche qualitative, les analyse médico-économique, les études de qualité de soin, les études semi-quantitatives. A mon avis, ce sera toujours le cas.

Qu’aurez-vous en 2017 ?

Probablement 2 articles en anglais en format électronique.

 

Allez, bon courage !